|
Depuis 2009, la commission européenne a adopté une réglementation applicable à l’ensemble des états membres concernant la production Bio. Le hic : celle-ci crée un nivellement par le bas au regard de ce qui, jusque-là, encadrait l’agriculture biologique en France via le bien connu label AB. Alors, que faire ? C’est la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) qui a pris les choses en main, en 2007, au travers d’une étude de faisabilité. Elle est très rapidement rejointe et, en 2009, elle constitue avec de nombreux représentants de la Bio en France, producteurs, transformateurs, distributeurs et consommateurs, tels que Bio Monde Solidarité, Biocoop, ou encore Pronatura. Leur objectif ? Définir un cahier des charges de l’agriculture biologique respectueux de l’environnement, de la santé et de l’humain. Soutenue par la Fondation Macif, cette association a repris le socle indispensable e la réglementation européenne et lui a adjoint un cahier des charges spécifique comportant plus de soixante critères, parmi lesquels le refus total des contaminations OGM ou encore une production de 50%, a minima, de l’alimentation animale sur le lieu d’exploitation. Autre avancée : l’engagement dans une dynamique de progrès avec, pour les protagonistes (producteurs, transformateurs, distributeurs), la signature d’une charte et la réalisation d’autodiagnostics pour les producteurs labellisés afin d’évaluer et d’améliorer leurs pratiques, tant au niveau environnemental qu’au niveau des conditions sociales de production. Le résultat : c’est Bio Cohérence, une marque privée, apposée sur les produits répondant au cahier des charges défini par Alternative Bio 2009. Celle-ci devrait faire son apparition dans les rayons en 2011. Le lancement de cette marque répond, par ailleurs, à l’entrée massive du bio dans les rayons des grandes surfaces et à la pression pouvant être exercée sur les producteurs pour satisfaire aux impératifs de la grande distribution. |
testt