Jean-Claude Detilleux : Je pense que 2008 devrait être un bon cru pour l’économie sociale. En effet, les pouvoirs publics commencent à réaliser que nous sommes une réalité incontournable du monde économique. J’en veux pour preuve le message d’encouragement que nous a adressé Christine Lagarde, la ministre des Finances, lors de notre première rencontre nationale des chefs d’entreprise de l’économie sociale et solidaire, qui s’est déroulée le 18 janvier dernier à Paris.
Nous avons également été bien entendus par le cabinet de Hervé Novelli, secrétaire d’État chargé des Entreprises et du Commerce extérieur. Les responsables politiques commencent à comprendre que nous représentons une chance pour les PME, une opportunité de développement.
En rassemblant les forces de l’économie sociale, le Ceges peut montrer notre poids global, à savoir 10 % du PIB et de l’emploi. Bref, l’absurde, c’est-à-dire l’ignorance de ce que nous sommes, ne dure pas toujours à condition de s’en occuper !
J-C.D : Parce qu’elles sont en accord avec la philosophie de leurs entreprises, elles sont bien plus fortes que les fondations des entreprises « capitalistes », qui servent souvent d’alibi. Leur rôle, c’est de développer la recherche, de distinguer les actions exemplaires et de mener des partenariats y compris dans les pays en voie de développement.
Le Crédit Coopératif vient de renouveler sa fondation, en doublant ses moyens, pour atteindre 1,5 million d’euros par an. C’est dire l’importance que nous lui accordons.
* Ceges : Conseil des entreprises, employeurs et groupements de l’économie sociale.
Diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, ancien élève de l’ENA, Jean-Claude Detilleux, 66 ans, est PDG du Crédit Coopératif depuis janvier 2007. Président du Ceges, il a été élu, en décembre dernier, Président de la Conférence Européenne Permanente des Coopératives, Mutualités, Associations et Fondations (CEP-CMAF), l’institution qui représente l’économie sociale au niveau européen.
Fédérer les différents mouvements et structures de l’économie sociale et solidaire, pour valoriser ce secteur auprès du public, des pouvoirs publics et des institutions : tel est le rôle du Ceges (Conseil des entreprises, employeurs et groupements de l’économie sociale). Un rôle d’autant plus important que la mondialisation s’accompagne d’une généralisation du modèle capitaliste.
Le Ceges est composé de quatre collèges et regroupe les organisations nationales fédérées des grandes familles de l’économie sociale française : le Groupement national de la coopération (Gnc), la Conférence permanente des coordinations associatives (Cpca), la Mutualité d’assurance (Gema) et la Mutualité Santé (Fnmf), ainsi que le Comité de coordination des œuvres mutualistes et coopératives de l’éducation nationale (Ccomcen), l’Association des fondations de l’économie sociale (Asfondes), la représentation nationale des Chambres régionales de l’économie sociale (Cncres) et la représentation des syndicats d’employeurs de l’économie sociale.
En savoir plus : www.ceges.org
Guide annuaire de l’économie sociale (Gaes)
www.gaes.org
Nouveau site du mouvement coopératif
www.entreprises.coop
Unions régionales des Scop
www.scop.coop
Association internationale des investisseurs dans l’économie sociale (Inaise)
www.inaise.org
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